Description
Au cours de cette journée du 15 juillet 2026, au fil de mes pérégrinations sur Internet, ou plutôt dans le consensus de ma veille informatique, une information a retenu mon attention :
Il existe depuis 2024, une association qui regroupe tout type d’auteurs, d’artistes et d’acteurs qui revendiquent l’esprit humain en tant que processus créatif d’une œuvre, et ne reconnaît l’œuvre qu’au-travers de ce process, refusant la reconnaissance, dans l’état actuel, d’une œuvre faite par IA. Il n’exclut pas l’usage de l’IA, mais ne lui reconnaît pas de processus cognitif à la création.
Cette association a créé un label, et un logo dont le but est d’informer le “lecteur” de ce processus qui tient à cœur des créateurs adhérants. À ce propos, l’adhésion est formellement gratuite, les logos tout autant.
- Présentation de l’association : https://www.fabricationhumaine.org/#Association
⇒ Manifeste
Je reproduis la prime partie du manifeste :
Nous sommes une association d’artistes, lecteurs, auditeurs, spectateurs, experts en IA, éditeurs, producteurs, galeristes, libraires, journalistes, simples citoyens, concernés par l’impact actuel et potentiel de l’intelligence artificielle (IA) dans notre société. Nous alertons sur ses effets dans le domaine culturel : il sera de plus en plus difficile de reconnaître une œuvre artistique d’un produit généré par l’IA. Le public doit pouvoir être informé des conditions de réalisation d’une œuvre et si son auteur a utilisé ou non l’IA dans son processus créatif.
cf: https://www.fabricationhumaine.org/#Manifeste
⇒ Charte
La charte est accessible : https://www.fabricationhumaine.org/Charte
⇒ Logo
Deux logos existent :
Ergo sum
“Ergo sum” : “je suis” ; à la base, la citation complète est “Cogito Ergo sum”… qui une fois traduit signifie : “Je pense donc je suis” (citation attribuée au mathématicien, philosophe René Descartes)
Cette citation, à laquelle j’adhère profondément, résume bien la situation.
Personnellement, j’adhère à la démarche. Je ne suis pas contre l’IA, l’Informatique Automatique existante actuelle — quelqu’un me crie dans l’oreille que la définition de l’IA n’est pas celà !
Ahhh bon… : Informatique Autonome ? Encore moins… du moins pas actuellement.
Intelligence Artificielle. Hummm… où est l’intelligence actuellement derrière ce processus informatique ?!
Le marché qui lui est artificiellement gonflé au point des impacts non négligeables sur plus d’un pan de la société humaine, et pas que matériel ou cognitif, définit l’abréviation pour faire assimiler dans la pensée commune, globalisante, ce que n’est pas… ce processus informatique.
Il n’est pas créateur, ni créatif ; oui, il peut aider à la production d’œuvres, et parfois sublimant l’esprit créatif humain, voire en faisant mieux, mais ce n’est pas “ex-nihilo”, autrement dit, à partir de rien. Il doit être “prompté”, acté. Ce processus informatique peut faire parfois de belles choses, créé de belles œuvres, mais pas, là encore actuellement, de son propre processus cognitif, car il n’en a tout simplement pas.
De même, un auteur qui utilise l’IA complètement pour la création totale de son œuvre en faisant croire que c’est lui et lui seul qui la crée, est une abérration intellectuelle, une manipulation mensongère. Il est l’auteur, certes, mais ce n’est pas l’IA qui l’est. Cacher le fait est de la manipulation intellectuelle. Un processus cognitif malsain !
Mais cet aspect est un autre domaine…
Bref…
D’où la raison pour laquelle sur mes trois sites, vous retrouverez en bas de page le logo officiel de l’association “Fabrication Humaine” ainsi qu’un lien redirigeant vers ladite information officielle.
- doc.huc.fr.eu.org
- huc.fr.eu.org
- ebnh.fr.eu.org
Je n’ai jamais intégré l’IA dans mon processus créatif, que ce soit du code informatique, ou du texte, des images ; et je ne compte pas actuellement et dans un futur immédiat, et éloigné, utiliser ce processus informatique autonome.
Si je mets plus de temps à définir puis créer ?
Assurément, mais cela fait partie du processus créatif humain. Cela fait partie des joies et des frustrations liées au processus cognitif ; l’empirisme de celui-ci m’importe, m’apporte ces sentiments nécessaires… cette onde pulsée, nourrie de l’être que je suis, qui s’abreuve de l’entourage proche, éloigné, des ressentis, du moment, de ce qui m’influence et que je ne peux pas analyser, de ce que je suis capable d’analyser, des influences que j’accepte, celles que je rejette, de manière innée ou acquise.
Bref… tout ce que je suis.
Nous en avons besoin !
D’ailleurs, d’un point de vue code informatique, depuis moults mois, sur les deux premiers sites cités de mon cru, les yeux les plus avertis auront remarqué le “bandeau défilant” en haut à droite, et la mention en bas de page “0% IA ; 100% humain” qui l’écho de la valeur réelle, véritable de mon processus créatif auxquels je croie instinctivement.
Je n’ai pas la prétention de dire que mes œuvres sont du meilleur cru, ce n’est ni la lie, ni la crème de la production humaine ; c’est ni plus ni moins, l’expression de mon processus cognitif créatif. C’est tout ce qui importe, du moins m’importe !
De même, pour ceux qui ne les auraient pas remarqués… c’est voulu, c’est mon fait exprès, car je n’estime pas cela primordial, nécessaire mais pas hautement important ; cette mention n’a pas à avoir la primauté de l’information. C’est une “définition”, mais pas l’essence même de l’œuvre.
“À bon entendeur…”
Voilà !
Remerciements
- Stéphane Bortmeyer, qui a repoueté @Aemarielle : https://framapiaf.org/@aemarielle@piaille.fr/116922163418422789
- German Huc, l’auteur de l’article Le Serpent à Plume adhère au label Frabrication Humaine